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Un jour un match (27/11/2007) : OL 2 – 2 Barcelone, un succès synonyme d’espoir

Publié le 25 mars 2020 à 06:00:00
Un jour un match (27/11/2007) : OL 2 – 2 Barcelone, un succès synonyme d’espoir
Le 27 novembre 2007, l’Olympique Lyonnais accueille le FC Barcelone au stade de Gerland pour la 5ème journée des phases de poule de Champions League. Une partie qui tient toutes ses promesses et offre le point du match nul au club du Rhône, un point synonyme d’espoir dans la course à la qualification en 1/8 de finale. Le match sera aujourd’hui diffusé sur OLTV et OL Play à partir de 15h30.

Il y a 13 ans, l’OL reçoit le grand Barça dans son stade lors de l’avant dernière journée des phases de groupe de la Champions League. Les Rhônalpins sont alors troisièmes de leur poule et ne peuvent pas se permettre de perdre puisqu’en cas de victoire de la part des joueurs de Glasgow Rangers, ils seraient éliminés de la compétition. À l’inverse, Lionel Messi et ses partenaires n’ont besoin que d’un point pour passer au tour suivant. De plus, les joueurs entrainés par Alain Perrin ont une revanche à prendre puisqu’ils avaient perdu trois buts à rien lors du match aller au Camp Ñou.

 

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Dès le début de la rencontre, tout est compliqué pour les Gones. Xavi sert parfaitement Messi dans la profondeur, l’Argentin remise sur Bojan qui adresse une merveille de ballon dans les pieds d’Iniesta qui ne tremble pas et croise magnifiquement sa frappe jusqu’au fond des filets (0-1, 4’). Rémy Vercoutre précise « On est mal partis mais on a fait preuve de beaucoup d’esprit de corps et d’abnégation ». Gerland est silencieux, le temps d’une fraction de seconde, avant de recommencer à pousser les joueurs pour aller chercher un résultat. Et c’est d’ailleurs une réaction éclair qui se produit puisque c’est seulement trois minutes plus tard, que Juninho tire un coup franc que personne ne touche et qui trompe hasardeusement Victor Valdes (1-1, 7’). Mais après cela, les pensionnaires de Tola Vologe se regroupent dans leur camp et font le dos rond pour éviter d’encaisser un but supplémentaire qui les mettrait bien dans l’embarras. « On a beaucoup couru derrière eux et quand on avait le ballon ça a été difficile » analyse le latéral gauche italien Fabio Grosso. À quelques minutes de la pause, les Lyonnais sont mieux. Juninho, à deux reprises et Govou se procurent des belles occasions qu’ils ne concrétisent pas.

 

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Au retour des vestiaires, Messi provoque un penalty après avoir pris de vitesse « Toto » Squillaci. L’actuel sextuple Ballon d’Or s’en charge et transforme le tir au but (1-2, 58’), n’arrangeant alors en rien les affaires des Lyonnais. Mais Gerland joue son rôle de douzième homme comme il se doit afin que son équipe ramène un point de ce choc. Pourtant sur le terrain, ce sont bel et bien les Catalans qui continuent à se montrer dangereux. Rémy Vercoutre est obligé à plusieurs reprises de s’employer pour maintenir les siens en vie. Et c’est finalement sur penalty que l’OL trouve la solution. Abidal, l’ancien Lyonnais, commet une faute sur Keita et le Brésilien Juninho égalise à dix minutes du terme (2-2, 79’). « L’équipe a montré une vraie force mentale. (…) A certains moments, il fallait laisser le ballon et rester en place » indique le Sud-Américain. Le score ne bougera plus ensuite et arrangera donc les deux formations. Lilian Thuram, alors joueur de Barcelone, constate en fin de partie « C’est une bonne opération pour les deux équipes. L’OL est capable de se qualifier à Glasgow. Avec leurs joueurs d’expérience, ça devrait bien se passer ». Le club aux couleurs rouge et bleu peut donc être fiers de sa performance comme le souligne son tacticien « Les joueurs ont mouillé le maillot. Lors de leurs derniers matchs de Champions League, les Barcelonais n’avaient jamais concédé autant d’occasions ».

 

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De leur côté, les Écossais de Glasgow perdent trois buts à deux à Stuttgart et permettent donc à l’Olympique Lyonnais de les rejoindre au classement. Le président Jean-Michel Aulas explique en fin de rencontre « Depuis le début, on est passés par tous les stades. Aller jouer une finale à Glasgow est un bon challenge. C’est jouable. En tout cas, c’est une motivation formidable. C’est toujours dans la douleur que se forgent les équipes. On a connu un début de compétition catastrophique à Barcelone. Puis la machine s’est mise en route. Ce soir on a vu une vraie équipe avec des valeurs morales ». Le club rhodanien ira l’emporter outre-manche dans cette finale du groupe E lors de la 6ème journée (0-3) et se qualifiera donc pour les 1/8 de finale de Champions League. Avant cette ultime rencontre, Sydney Govou disait « Il faudra faire un match de vainqueur. Ça pourrait être le début d’une belle aventure » et il ne pensait donc pas si bien dire…

 

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